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Jeudi 16 août 2007 4 16 /08 /2007 14:43

L’Intelligence Sportive est la déclinaison de l’Intelligence Economique au monde du sport dan s son ensemble.

Evoquer l’Intelligence Sportive (IS), ne relève pas d’une hypothétique projection vers l’avenir mais bien d’une pratique établie à travers le monde d’aujourd’hui. L’universalité du sport fait que certains pays, anglo-saxons et asiatiques principalement, ont développé ce concept de façon professionnelle et systématique.

Dès les années 70, des Français ont, pour certaines disciplines sportives, pratiqué naturellement « l’Intelligence » dan s le monde du sport avec une efficacité avérée. En dehors de ces mises en application particulières spécifiques, la France reste d’une certaine timidité par rapport à la démarche de l’IS.

Il est évident que la compétitivité est permanente dan s la vie sportive comme dan s l’économie ; c’est pourquoi l’IE se décline si bien au monde du sport en général et à celui du haut niveau en particulier.

C’est ainsi que les confrontations nationales, continentales ou mondiales sont organisées de façon cyclique rapprochée. Le cumul des épreuves devient infernal. L’exigence de performance contractuellement diabolique et la concurrence bien âpre. C’est pourquoi l’IS est devenue incontournable et d’autant plus nécessaire que les événements sportifs sont médiatisés. La guerre économique a envahi le monde du sport.

 

QUELQUES DONNEES CHIFFREES

En France sont dénombrés 14 millions de licenciés dan s le monde des fédérations sportives auxquels s’ajoutent 26 millions de pratiquants hors fédération. Ces deux chiffres ne sont pas cumulables car un licencié pour une discipline peut pratiquer hors fédération une autre activité.

Ces pratiques prouvent si nécessaire que l’impact politique du sport est indéniable. Pour la première fois en effet, les principaux candidats pour l’élection 2007 à la Présidence de notre république, se sont engagés sur des programmes devant les responsables du monde du sport réunis au siège du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF).

Du point de vue économique, le sport et sa pratique sur le territoire national engendrent un chiffre d’affaire global annuel d’environ 30 milliards d’euros. Il est, en outre, en constante progression.  

2000 : 24,4 milliards d’euros,

2001 : 25,5 milliards d’euros,

2002 : 26,7 milliards d’euros,

2003 : 27,4 milliards d’euros,

2004 : 28,9 milliards d’euros.

Bien des secteurs ne peuvent faire valoir un tel impact économique.

 

QU’EST-CE QUE L’IS ?

Le but de l’Intelligence Sportive est de tenter, dan s le monde entier, de connaître l’état des connaissances et l’avancée des préparations dan s les divers domaines qui composent le sport et d’agir alors en conséquence pour être le plus performant possible.

Le but de cette vaste recherche est de s’adapter en permanence, de prévoir ce que va faire l’adversaire et de toujours jouer avec « un coup d’avance ». Il faut être lucide, informé, préparé pour vaincre ses compétiteurs, pour être le meilleur, le médaillé d’or sur la première place du podium.

Les secteurs à explorer et à maîtriser sans relâche, pour atteindre les performances exceptionnelles peuvent se classer arbitrairement, par ordre croissant de difficulté et d’importance : en technique, politique et humain.

Ces trois secteurs fondamentaux sont appréhendés en utilisant la même démarche de connaissance :

1 – isoler la problématique,

2 – rechercher l’information adéquate,

3 – stocker et protéger ces informations,

4 – analyser ces informations,

5 – décider de l’action qui découle de l’analyse.

Cette démarche est synthétisée dan s le « CERCLE STRATEGIQUE VERTUEUX de l’INTELLIGENCE ».

Notons immédiatement que chaque point pris séparément et cultivé seul n’est « qu’une sale manie » comme disait Georges Brassens !

Se poser seulement des questions ne fait pas avancer l’entraînement, capter des informations sans les stocker ne sert à rien. Stocker à tour de bras sans analyser n’a aucun sens.

Enfin le pire, si les quatre premiers points sont parfaitement traités mais que le décideur ne passe jamais à l’action… alors la démarche de l’Intelligence est inutile et parfaitement frustrante.

L’IS DANS LES SPHERES PUBLIQUES ET PRIVEES

La notion de « Défense » au sens le plus large, dont l’Intelligence Economique est partie intégrante, a été confisquée au privé depuis longtemps pour être considérée et légiférée comme de l’exclusive étatique. Si l’Etat se doit de donner l’exemple et impulser l’IE et l’IS, une démarche trop retenue ne mettra pas son devenir en cause. En effet, l’Etat se définit lui-même comme échappant aux comparaisons et ayant une durée de vie illimitée. Faire évoluer ce schéma culturel dépassé est en cours.

En revanche, pour le privé, rien n’est acquis. Prendre en considération la concurrence est une question de survie. Les grandes entreprises ont compris que leur lendemain, face à la concurrence mondiale sans règle du jeu, ne pouvait que passer par une démarche permanente d’Intelligence. Ces sociétés ont en général créé des cellules de veille technologique, inscrit leurs cadres supérieurs à des formations spécifiques IHEDN*, puis se sont organisées. Les initiatives privées étaient indispensables. Rappelons que les USA dan s les années 80 avaient réorienté 40% du potentiel financier et humain de la CIA vers l’économie pour mettre en application « the Business Intelligence ». Les Américains ont été suivis de près par les Japonais qui ne se privaient pas de tout regarder, photographier et copier avec succès. Maintenant les Indiens et surtout les Chinois sont entrés avec toutes leurs forces dan s la guerre de l’IE : en conséquence la concurrence est chaque jour plus rude.

L’IE aujourd’hui n’est pas accessoire, elle est indispensable. Les entreprises doivent adopter la démarche de l’IE pour éviter leur disparition à plus ou moins court terme.

Concernant le sport, l’Etat a créé une structure « Préparation Olympique et Paralympique » dont les missions englobent l’Intelligence Sportive. Une cellule de veille y travaille avec professionnalisme, le stockage des documents est hautement sécurisé et l’analyse mobilise anciens d’expérience et jeunes talentueux.

Les fédérations sportives devront également investir sur l’IS pour rester compétitives et remplir leur mission de service public.

Il faut donner un élan systématique d’Intelligence à la France, quels que soient les secteurs, et tout particulièrement celui du sport, porteur de cohésion sociale et de rayonnement international.

*Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale

Jean-Richard GERMONT est Inspecteur général au Ministère de la Jeunesse et des Sports

Par Jean-Richard Germont - Publié dans : Nouvelle récente
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /2007 13:20

Le rugby est devenu depuis son entrée dan s le professionnalisme un sport médiatique ; de plus en plus médiatique. Une raison est à l’origine de ces faits, il s’agit de la coupe du monde, créée il y a 20 ans tout juste. Disputée tous les quatre ans, elle est pour la première fois cette année organisée par la France. La très grande majorité des matches aura lieu sur notre sol et si le rugby n’est pas aussi populaire que le foot, beaucoup ne peuvent s’empêcher de faire le parallèle avec l’épopée des Bleus de 1998. Sportivement, mais aussi dan s beaucoup d’autres domaines. Tout le monde se souvient des héros de 1998 défilant sur les Champs-Élysées et provoquant une liesse populaire comme il n’y en a pas eu depuis la Libération. On a tous en tête cette expression de la « France black blanc beur », cet élan de joie et de fraternité qui en est né. Pour combien de temps ? Pas évident de transformer l’éphémère en continu.

 

Un public cité en exemple

 

Depuis, 9 ans ont passé, le rugby n’est certes pas le foot, mais il a beaucoup évolué dan s sa pratique, son organisation, ses structures propres. Il apparaît comme un sport bien encadré n’ayant pas perdu de sa culture et très télégénique. Or, s’il n’a pu dépasser, malgré des audiences records le stade d’une discipline sympa à regarder, parce qu’elle transporte des valeurs dont beaucoup s’accordent à dire qu’elles fichent le camp dan s notre société, quelque chose peut changer avec la coupe du monde. Car cet automne, la France va parler ovale, du moins entre le 7 septembre et le 20 octobre. Et que ce soit le public au sens large, les commerçants, les forces de l’ordre ou de sécurité, ne pouvant s’empêcher de comparer les supporters de rugby à ceux du foot, il n’y a pas photo : les premiers dan s la très grande majorité des cas disent bonjour, chantent, savent s’amuser, consomment en restant poli, règles leurs additions et ne cassent rien, disent nombre de cafetiers. Un public idéal en somme ? Non simplement dan s la normalité des choses. Si ce sport a beaucoup évolué, le public lui reste le même. A quoi cette non violence et ce fair play sont dus ? Ils existent depuis l’origine. En Angleterre où il y a eu tant de problèmes avec le public du foot, on n’a jamais eu l’ombre du moindre hooligan en rugby. Les deux publics sont très différents et il existe dan s le stade de rugby une autorégulation naturelle entre les supporters. Si bien que si l’un est tenté de siffler ou de se montrer belliqueux, son voisin va lui tapoter l’épaule et lui dira deux mots, afin qu’il se calme de lui même. Cette atmosphère festive véhiculée naturellement aide à établir une mentalité qui n’est pas prête de s’éteindre. Et cette atmosphère justement que l’on pensait circonscrite au seul Sud Ouest, décrété par je ne sais qui capitale du Sport Roi, gagne peu à peu dan s l’Hexagone. Voilà qu’à Marseille, grâce à la mise en place de matches internationaux devenus réguliers, on glose sur les vertus d’un sport que l’on pensait ne plus connaître. Et que dire de Paris ou après le Parc des princes, l’ovalie s’installe à Saint Denis ou elle remplit régulièrement le Stade de France, par notre équipe nationale et grâce au Stade Français. Ce dernier club, sous l’impulsion de son dynamique président Max Guazzini, jamais à cours d’idées fait de ces parties de 80 mn, un superbe événement festif, dan s lequel supporters des deux camps, mais aussi simples spectateurs se mélangent dan s les couleurs de la fête.

 

Un esprit de fraternité à partager

 

Or dan s quelques jours et pour plus d’un mois, ce sont ces supporters venus des quatre coins de la planète, que la France va avoir l’honneur d’accueillir sur ses terres. « France terre d’accueil » a t’on souvent entendu. Ce sera une magnifique occasion pour nous de montrer au monde entier notre sens de la convivialité, de l’hospitalité et toutes les richesses dont notre pays déborde. A une époque où l’on parle beaucoup plus facilement de cette croissance économique qui ne décolle pas, où l’on fustige nos entreprises pour leur manque de compétitivité, notre système pour sa pression fiscale démentielle, ce pays que l’on dit bloqué, ankylosé et tout simplement en perte de vitesse va avoir la chance de révéler la multitude de ses atouts au monde entier. Et pour commencer, à lui même. Pen dan t un mois et demi, nous allons parler mêlées, touches, regroupements, cadrages-débordements, grâce à un sport ou justement les débordements de son public sont inconnus, voire marginaux. Alors je me prends à rêver que cet esprit de fraternité, de solidarité déborde très largement dan s notre société, la pique et nous contamine. N’est ce pas là les valeurs de l’ Elan des citoyens ? Puissent ces valeurs donner un nouveau souffle, un nouvel élan justement à notre si beau pays qui en a tant besoin.

 

Stéphane Getten est correspon dan t de presse à Montargis. Agé de 35 ans, il est originaire du Sud Ouest et a adhéré à l’ Elan nouveaux des citoyens depuis deux ans.

 

Par Stéphane Getten - Publié dans : Nouvelle récente
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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /2008 11:33

Ihame Raguig, soutient depuis son lancement « Fraternité, j’écris ton nom… ». Elle vient de remporter son troisième titre mondial en Boxe française !

Ilhame, permettez-nous de vous présenter nos plus vives félicitations, nous admirons tous votre sérieux et votre capacité à mener de front votre vie professionnelle et votre activité sportive.

C’est formidable, ce que vous faites.

Par Thierry Boutte - Publié dans : Nouvelle récente
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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /2008 15:31

    
Un Appel intitulé « Au secours, les gens vont mal » vient d’être lancé sur Facebook. Un groupe de plus de 250 personnes étant d’ores et déjà constitué, nous avons décidé d’y consacrer un blog spécifique.
Nous vous remercions de bien vouloir aller lui rendre visite, le signer et le relayer auprès de vos amis.

Par Raphael Anton - Publié dans : Nouvelle récente
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Acteurs

Jean Richard Germont

Inspecteur général au Ministère de la Jeunesse , des Sports et de la Vie associative, ancien directeur de l'INSEP

Stéphane Getten

Correspondant de presse

Aziz Raguig

Ancien champion du Monde de Boxe française

Philippe Rodet

 Médecin urgentiste, Président de L'Elan Nouveau des Citoyens

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