Le rayonnement international d’un pays passe de façon significative à travers les performances réalisées par ses sportifs aux grands rendez-vous planétaires dits de "Haut Niveau".
En plus du prestige acquis grâce à des podiums olympiques ou mondiaux, les retombées économiques peuvent être considérables sans compter les liens tissés par les relations fortes qui existent entre les sportifs, les responsables sportifs à travers le monde.
Malheureusement :
- les résultats de la France aux grandes échéances mondiales et principalement olympiques ne vont pas dans le bon sens.
La position française au classement des médailles remportées, adopté par le CIO, est en recul régulier :
5ème à ATLANTA en 1996,
6ème à SYDNEY en 2000 et…
7ème à ATHENES en 2004.
- les quatre dernières candidatures de villes françaises à l’organisation des Jeux Olympiques se sont soldées par des échecs, malgré des investissements importants des comités de candidature. Nous avons perdu de notre influence mondiale au niveau sportif.
SCHEMA D’ORGANISATION ACTUEL
Le schéma retenu est la filière fédérale qui débute au niveau du Club.
C’est la structure qui accueille et forme.
Puis, la fédération, à travers ses diverses épreuves de sélection, retient les sportifs licenciés les plus performants pour les épreuves internationales.
En général, les jeunes les plus doués peuvent s’entraîner et poursuivre leurs études à travers des filières labellisées par l’Etat.
Nos schéma généraux d’organisation respectent, et c’est indispensable, un équilibre entre la préparation sportive et ce que nous appellerons globalement les études. Ceci est communément appelé « le double projet ».
En fait, le projet de vie du sportif est multiple et même l’extrême exigence du plus haut niveau ne peut pas se concevoir sans respecter la vie affective, familiale, professionnelle, sociale etc… En réalité le projet est "multiple".
Le sport de haut niveau est organisé autour de « Filières ».
De façon volontariste, l’Etat a favorisé l’implantations de ces pôles de haut niveau au sein des CREPS (Centres Régionaux d’Education Populaire et de Sport). En pratique les conditions constatées, au sein de ces établissements d’Etat, n'y sont pas nécessairement les meilleures.
D’ailleurs sur les 458 pôles (ESPOIRS et FRANCE) une majorité est située hors CREPS. A ce jour 126 pôles France sont répertoriés en continuité des 332 pôles Espoirs.
Le rôle de l’Institut National du Sport et de l’Education Physique est d’être la "tête de réseau" de ces centres de préparation disséminés sur le territoire national et de recueillir les meilleurs des jeunes inscrits sur les listes de Haut Niveau.
Il est à noter que ni le sport scolaire, ni le sport universitaire alimente structurellement les Equipes de France.
PROPOSITIONS
Pour atteindre le plus haut niveau de performance, les sportifs ont besoin :
- des moyens nécessaires à leur préparation sportive proprement dite gage de performance :
1. entraînement,
2. médecine,
3. recherche,
4. technologies,
5. intégration de la dimension internationale systématique, dans chacune des thématiques, notamment grâce à la culture de
« l’Intelligence Sportive »,
- d’un environnement favorisant la performance dans la sérénité, et les apports dans les domaines :
1. formation / avenir professionnel
2. amélioration de leurs conditions de vie : services divers et variés,
3. relations avec des entreprises / avenir professionnel
4. stages / avenir professionnel
5. des projets sur lesquels les athlètes pourraient s'investir et ainsi trouver le sens de l’engagement nécessaire à leur performance.
Si nous savons que ces points (4 & 5) sont incontournables trouvons donc les solutions adaptées et considérons les comme prioritaires.
Nous proposons la logique suivante : il est plus facile de nous déplacer vers les autres que de vouloir déplacer les autres vers nous. De façon générale, le sport s’est enfermé dans un ghetto.
Par exemple, nous pourrions chercher à savoir où se trouvent des pôles d’excellence regroupant recherche, études, médical et voyons quelles sont les installations sportives disponibles dans l’environnement de ces pôles ou quelles installations peuvent se projeter au sein de ces derniers.
Rapprochons-nous donc des Pôles de Compétitivité créés, voyons ceux qui rassemblent les compétences nécessaires à l’accompagnement des sportifs, et revoyons la carte de nos filières actuelles.
Conservons nos préparations dans les zones non isolées et regardons comment les nouvelles technologies peuvent nous permettre de rapprocher nos sections isolées des pôles créés.
Enfin et c’est sans doute le principal, engageons comme totalement prioritaire la démarche de l’Intelligence Economique déclinée au sport, dénommée « l’Intelligence Sportive ». Ce schéma d’organisation et de pensée est incontournable pour espérer progresser sensiblement au niveau mondial en ayant une connaissance du savoir faire international : comment les autres pays se préparent-ils, comment s’organisent-ils dans la course à la performance ?
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