Le rugby est devenu depuis son entrée
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s le professionnalisme un sport médiatique ; de plus en plus médiatique. Une raison est à l’origine de ces faits, il s’agit de la coupe du monde, créée il y a 20 ans tout juste. Disputée tous les quatre ans, elle est pour la première fois cette année organisée par la France. La très grande majorité des matches aura lieu sur notre sol et si le rugby n’est pas aussi populaire que le foot, beaucoup ne peuvent s’empêcher de faire le parallèle avec l’épopée des Bleus de 1998. Sportivement, mais aussi
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s beaucoup d’autres domaines. Tout le monde se souvient des héros de 1998 défilant sur les Champs-Élysées et provoquant une liesse populaire comme il n’y en a pas eu depuis la Libération. On a tous en tête cette expression de la « France black blanc beur », cet élan de joie et de fraternité qui en est né. Pour combien de temps ? Pas évident de transformer l’éphémère en continu.
Un public cité en exemple
Depuis, 9 ans ont passé, le rugby n’est certes pas le foot, mais il a beaucoup évolué
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s sa pratique, son organisation, ses structures propres. Il apparaît comme un sport bien encadré n’ayant pas perdu de sa culture et très télégénique. Or, s’il n’a pu dépasser, malgré des audiences records le stade d’une discipline sympa à regarder, parce qu’elle transporte des valeurs dont beaucoup s’accordent à dire qu’elles fichent le camp
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s notre société, quelque chose peut changer avec la coupe du monde. Car cet automne, la France va parler ovale, du moins entre le 7 septembre et le 20 octobre. Et que ce soit le public au sens large, les commerçants, les forces de l’ordre ou de sécurité, ne pouvant s’empêcher de comparer les supporters de rugby à ceux du foot, il n’y a pas photo : les premiers
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s la très grande majorité des cas disent bonjour, chantent, savent s’amuser, consomment en restant poli, règles leurs additions et ne cassent rien, disent nombre de cafetiers. Un public idéal en somme ? Non simplement
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s la normalité des choses. Si ce sport a beaucoup évolué, le public lui reste le même. A quoi cette non violence et ce fair play sont dus ? Ils existent depuis l’origine. En Angleterre où il y a eu tant de problèmes avec le public du foot, on n’a jamais eu l’ombre du moindre hooligan en rugby. Les deux publics sont très différents et il existe
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s le stade de rugby une autorégulation naturelle entre les supporters. Si bien que si l’un est tenté de siffler ou de se montrer belliqueux, son voisin va lui tapoter l’épaule et lui dira deux mots, afin qu’il se calme de lui même. Cette atmosphère festive véhiculée naturellement aide à établir une mentalité qui n’est pas prête de s’éteindre. Et cette atmosphère justement que l’on pensait circonscrite au seul Sud Ouest, décrété par je ne sais qui capitale du Sport Roi, gagne peu à peu
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s l’Hexagone. Voilà qu’à Marseille, grâce à la mise en place de matches internationaux devenus réguliers, on glose sur les vertus d’un sport que l’on pensait ne plus connaître. Et que dire de Paris ou après le Parc des princes, l’ovalie s’installe à Saint Denis ou elle remplit régulièrement le Stade de France, par notre équipe nationale et grâce au Stade Français. Ce dernier club, sous l’impulsion de son dynamique président Max Guazzini, jamais à cours d’idées fait de ces parties de 80 mn, un superbe événement festif,
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s lequel supporters des deux camps, mais aussi simples spectateurs se mélangent
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s les couleurs de la fête.
Un esprit de fraternité à partager
Or
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s quelques jours et pour plus d’un mois, ce sont ces supporters venus des quatre coins de la planète, que la France va avoir l’honneur d’accueillir sur ses terres. « France terre d’accueil » a t’on souvent entendu. Ce sera une magnifique occasion pour nous de montrer au monde entier notre sens de la convivialité, de l’hospitalité et toutes les richesses dont notre pays déborde. A une époque où l’on parle beaucoup plus facilement de cette croissance économique qui ne décolle pas, où l’on fustige nos entreprises pour leur manque de compétitivité, notre système pour sa pression fiscale démentielle, ce pays que l’on dit bloqué, ankylosé et tout simplement en perte de vitesse va avoir la chance de révéler la multitude de ses atouts au monde entier. Et pour commencer, à lui même. Pen
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t un mois et demi, nous allons parler mêlées, touches, regroupements, cadrages-débordements, grâce à un sport ou justement les débordements de son public sont inconnus, voire marginaux. Alors je me prends à rêver que cet esprit de fraternité, de solidarité déborde très largement
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s notre société, la pique et nous contamine. N’est ce pas là les valeurs de l’
Elan
des citoyens ? Puissent ces valeurs donner un nouveau souffle, un nouvel élan justement à notre si beau pays qui en a tant besoin.
Stéphane Getten est correspon
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t de presse à Montargis. Agé de 35 ans, il est originaire du Sud Ouest et a adhéré à l’
Elan
nouveaux des citoyens depuis deux ans.